Luís de Camões

Définition et enjeux

Portrait de Luís de Camões Luís de Camões Les Lusiades, ou Les Portugais… (1878)

Quoi de plus déplorable que la manière dont fut récompensé un si grand génie ! J'ai vu mourir Camoens dans un hôpital de Lisbonne. Il
n'avait pas un drap pour se couvrir, lui qui avait si vaillamment combattu dans l'Inde orientale et fait plus de cinq mille cinq cents lieues en mer ! Quelle leçon pour ceux qui se fatiguent à travailler nuit et jour 1 avec aussi peu de succès que l'araignée ourdissant une toile où ne s'arrêteront que des mouches.
Source : Gallica

Portrait de Luís de Camões Luís de Camões Les Lusiades, ou Les Portugais… (1878)

Les poëtes en général, et les poëtes épiques tout particulièrement, aiment à orner leurs héros de toutes les qualités possibles et à laisser dans l'ombre les défauts qui peuvent les déparer ; Camoens, au contraire, malgré son désir constant de faire valoir aux yeux du lecteur le mérite de chacun des enfants de Lusus, n'a guère permis aux expressions qu'il employait, d'aller au delà de sa véritable pensée, et, quand il a fait l'éloge des plus grands hommes du Portugal, il a toujours su le tempérer au moment où semblait l'exiger la juste appréciation de certains actes.
Source : Gallica

Portrait de Luís de Camões Luís de Camões Les Lusiades, ou Les Portugais… (1862)

La grande idée et le grand mérite de Camoens, comme poëte, a été de créer en Portugal la langue épique. L'esprit moderne associé dans l'épopée à la forme antique, tel fut le monde qu'il chercha, et il ne mourut pas sans l'avoir trouvé. Mais il cultiva, chemin faisant, tous les genres de poésie usités jusque-là par ses compatriotes, l'églogue à la manière de Virgile et de Sannazar, l'ode à l'imitation d'Horace, le sonnet et la cançâo à la mode de Pétrarque et de Bembo, le drame même à la façon de Plaute et de Gil Vicente.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature