Luís de Camões,
Les Lusiades, ou Les Portugais…
(1862)
“ Le poëte a déjà dit, dans la description de la bataille d'Ourique, le sang ruisselle dans la plaine, et va rougir au loin l'émail de la prairie. Cette répétition, de la part d'un poëte si fécond et si correct, ne peut pas être une négligence. Il est évident qu'il affecte d'opposer aux fureurs de l'homme, l'état paisible et riant de la nature. Camoens avait été soldat; mais l'habitude des camps n'avait point endurci son âme. Il est fier de la gloire de ses compatriotes; leurs exploits échauffent son génie; mais la guerre est toujours à ses yeux un fléau. ”
