Ferdinand Denis,
Résumé de l'histoire littéraire du Portugal…
(1826)
“ Camoens fut envoyé fort jeune encore aux écoles de Coimbre. Tout nous prouve qu'il s adonna de bonne heure à la poésie, et que les souvenirs nobles ou touchans qui lui rappelaient sa belle patrie se gravèrent profondément dans son âme ardente. Camoens alla bientôt à la cour, et ce fut la que commencèrent tous ses maux. Comme le Tasse, il aima, et il dut aimer sans espoir. Un coeur tel que le sien ne pouvait point soumettre ses sentimens aux entraves imposées par le rang. Il adora, dit-on, Catherine d'Ataïde : il eût aimé une bergère du Tage. ”
