Pierre Larousse,
Biographie du Camoëns, telle qu'elle figurera dans les colonnes du "Grand dictionnaire"…
(1867)
“ C'était la sagesse, hélas! dans ces temps d'oppression et d'inégalité, d'apprendre à vivre soumis et à mourir pauvre ; Louis de Camoëns n'eut que trop à exercer ces fatales vertus. Mais son âme, supérieure à son fier génie, se révoltait parfois contre une si dure résignation. Il poussait des soupirs de liberté ; il avait des aspirations vers la fortune. Camoëns revint à Lisbonne plein de ses auteurs et de toutes ces belles fictions de l'antiquité qu'il devait mêler, plus tard, dans ses Lusiades, aux mystères de la religion du Christ. ”
