Résumé

Collectif Le Midi socialiste, 11 mars 1913…

De cet Orient que la guerre met en flammes ? Le poète assemble dans son cœur tous ces peuples qui s’entrechoquent, il aime d’un même amour la Turquie aux abois et les Balkans victorieux, il est ainsi en droit de les célébrer tour à tour. Le poète demeure fidèle au génie sacré qui le place au-dessus de tous les autres hommes.
Voilà le lien sublime qui réunit deux livres qui paraissent si éloignés l’un de l’autre, le « Mystère des mois » que M. Fernand Hauser publia récemment et « les Balkaniques » qu’il vient de faire paraître ces jours-ci.
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Collectif Le Midi socialiste, 11 mars 1913…

Le poète vibre aux émotions qui soulèvent la monde entier. Mais tandis que d’autres épiloguent, il se recueille, son âme s’exalte, sa lyre frémit.
Ce que le poète chante, c’est ce qui se passe, là-bas, en Orient ; mais, ce qu’il nous livre en même temps, c’est sa pensée mélancolique : à la vision des tueries humaines, c’est sa méditation pleine d’espérance au soleil de demain.
Il avait rêvé que l’on ne se battrait plus, que c’en état à jamais fini des temps de guerre. Et voici que la parole est seulement au plus fort. C’est le choc effroyable des races
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Collectif Le Midi socialiste, 11 mars 1913…

Il accomplit avec dévouement l’effort enfiévré et le labeur sans relâche que nécessite le journalisme vraiment professionnel contemporain ; il poursuit avec une foi inébranlable son œuvre de poète. Ainsi il est en son droit de juger dans sa propre conscience le réconfort nécessaire. Heureux ceux qui savent si noblement remplir leur vie !
Il y a quelques mois, M. Fernand Hauser publia le « Mystère des Mois », hymne de gloire en l’honneur des saisons, poème d’espérance et de sereine croyance.
Rien ne meurt, comprends-le. Rien ne meurt sur la terre.
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