Résumé

Portrait de Marceline Desbordes-Valmore Marceline Desbordes-Valmore Poèmes inédits de Marceline Desbordes-Valmore

Qui des lambris vivants sortaient de tous côtés.
Mais le cœur palpitant comme un cœur d’alouette
Attirée au miroir où se heurte sa tête,
J’avançais toute lasse et les yeux larmoyans,
Laissant glisser mes pieds sur les parquets fuyans,
Comme un rêve. Enlacée au bras d’une compagne :
« Où donc l’air pur, disais-je, et l’ombre, et la campagne,
Et la fleur véritable et qui se cueille, et l’eau
Dont le semblant scintille au fond de ce tableau,
Mais qui ne coule pas ! »
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Portrait de Marceline Desbordes-Valmore Marceline Desbordes-Valmore Poèmes inédits de Marceline Desbordes-Valmore

Au fond du lourd sommeil, la moquerie éteinte
Partout d’un saint effroi laisse couler la teinte,
Et l’âme en pleurs est libre enfin de se plonger
Dans ce repos terrible et doux à partager.
De vos flancs tout ouverts, ô vrai roi qu’on ignore, O
Ô Dieu vrai ! le pardon saigne et s’échappe encore ;
Il saigne, oracle amer des maux qui vont couler
Sur les ingrats que seul vous veniez consoler !
Qui donc a retracé ce triomphe sans armes,
Cet oracle muet qui crie avec des larmes ?
Pour peindre ainsi son Dieu de tendresse expiré
Au fond d’un cœur mortel qu’il faut avoir pleuré !
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