Résumé

Alfred Des Essarts Les Restes de saint Augustin rapportés à Hippone

Tracer, par le Désert, vers la Terre-Promise,
Le chemin de la fuite où passa l’Enfant-Dieu ;
Terre où tant de débris jonchent le sol aride,
Où sur les Pharaons veille la pyramide,
Sentinelle de pierre au-dessus d’un cercueil ;
À travers deux mille ans, pensif, je te contemple,
Mais non pour mesurer l’obélisque ou le temple
Qui de leurs dieux déchus semblent porter le deuil.
Je cherche dans ton ciel l’auréole sublime
Qui partit du Thabor, éclairant chaque cime,
Et du haut de Sion vola jusqu’à Memphis ;
Je cherche en vain la croix... La croix est renversée !
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Alfred Des Essarts Les Restes de saint Augustin rapportés à Hippone

Pour le cœur d’Augustin, il n’est pas d’étranger.
Mieux que tout autre, il peut combattre, comme prêtre,
Le mal qu’en lui d’abord il apprit à connaître,
Éveiller le remords qui jadis l’accabla,
Montrer, comme saint Paul, le secret qui fait vivre,
Et dire : Prends et lis ! ainsi qu’il prit le livre
Et le lut à genoux lorsque Dieu lui parla !
La vieillesse est venue, et le calme avec elle,
Aube d’une existence et d’une paix nouvelle.
Les œuvres de salut se pressent sur ses pas ;
C’est assez de travaux, il lui faut le silence...
Son cœur, par le désir, vers le repos s’élance...
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Alfred Des Essarts Les Restes de saint Augustin rapportés à Hippone

Et voit descendre encor, du ciel jusqu’à la terre,
 L’échelle de sa vision.
Tous ceux qui du martyre ont mérité la gloire,
Tendent vers Augustin leur palme de victoire.
Il entend de nouveau l’hymne qu’il entonna :
Mais en ce jour c’est lui qu’on célèbre, qu’on nomme,
Lui seul ! et Dieu permet qu’à celui qui fut homme
 Les anges chantent l’Hosanna !
Dans les cieux, sur la terre, est une double armée
Autour de l’âme sainte et de la cendre aimée :
Ici-bas les Français, — là-haut les Confesseurs.
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