Résumé

Portrait de André Theuriet André Theuriet Poésies. — Les Chants du renouveau

Avec le vent du soir s’envolaient dans les bois ?...
Un jour, l’amour entra par ma porte entr’ouverte ;
C’était au mois de mai, la terre était couverte
De cerisiers en fleurs, de muguets et de nids...
Printemps épanoui, beaux jours, soyez bénis.
Et qu’elle soit bénie aussi, la bien-aimée
Qui deux ans dans sa main tint mon âme enfermée !
Que Dieu, dans cette vie aux détours incertains,
La conduise toujours par les plus frais chemins !
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Portrait de André Theuriet André Theuriet Poésies. — Les Chants du renouveau

Non, non, dans mon cœur les vieilles souffrances
D’un amour brisé
N’ont pas déposé d’aigres souvenances,
Tout s’est apaisé ;
Je ne maudis point les chaînes légères
Qui nous ont unis,
Je ne me souviens que des heures chères,
Et je les bénis.
Même dans ses maux, même dans ses larmes.
L’amour est si beau,
Qu’il conserve encor sa grâce et ses charmes
Au fond du tombeau.
Tout est doux en lui, caresse ou blessure,
Sourires ou pleurs,
Et les tertres verts de sa sépulture
Se couvrent de fleurs.
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