Sappho,
Les Petits poèmes grecs
“ Les dédains de la tendre et de la délicate Gyrine ont enfin déterminé mon cœur pour la belle Mnaïs... L’amour agite mon cœur comme le vent agite les feuilles des chênes sur les montagnes... Je volerais sur le sommet élevé de vos montagnes et je m’élancerais entre tes bras, toi pour qui je soupire... Tu m’enflammes... tu m’oublies entièrement, ou tu en aimes un autre plus que moi... Mets des couronnes de roses sur tes beaux cheveux ; cueille avec tes doigts délicats les branches de l’aneth... La jeune beauté qui cueille des fleurs en paraît encore plus charmante et plus belle... ”
