Paul Déroulède

Paul Déroulède

Claude (1866)

Résumé

Portrait de Paul Déroulède Paul Déroulède Claude (1866)

Et puis, sans qu'un soupir en soit l'avant-coureur, La nature revient et le cœur se désarme, Et voilà les sanglots et voilà la Douleur!
Non plus cette Douleur jeune et consolatrice, Dont l'âme doit saigner, dont elle peut guérir : Le sang est corrompu dans cette cicatrice, Et chaque goutte en sort lente, dévastatrice, Douloureuse à verser, mortelle à retenir.
« Ah ! verse-les ces pleurs que ton orgueil t'envie, » Car ils sont la ressource où retremper ton cœur, » Ne les arrête pas, si tu tiens à la vie ; » Si tu crois à l'espoir, espère en ta douleur.
Source : Gallica

Portrait de Paul Déroulède Paul Déroulède Claude (1866)

Elle avait commencé par maudire le monde, Mais en voyant son train, elle l'avait compris, Elle avait reconnu que la Terre inféconde Est plus stérile encore en âmes qu'en esprits, Et passait tristement de la Haine au Mépris.
La chose la plus triste après une amour morte, N'est-ce pas une haine atteinte de langueur, Lorsque l'être lassé, n'a plus l'âme assez forte,
Pour pouvoir comme aimer haïr de tout son cœur?
Source : Gallica

Portrait de Paul Déroulède Paul Déroulède Claude (1866)

Pour que l'homme les sache il faut qu'on les lui dise, Et les grands sentiments ne sont pas des instincts.
Mais ce qu'elle croyait cette rêveuse étrange, C'est que la faible chair a le cœur assez fort Pour que rien ne le doive entraîner dans la fange, Et qu'un amour loyal par un sublime essor, Sur notre épaule humaine ouvrant des ailes d'ange Jusqu'au trône de Dieu peut nous porter encor.
Source : Gallica

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