Paul Déroulède,
Claude
(1866)
“ Et puis, sans qu'un soupir en soit l'avant-coureur, La nature revient et le cœur se désarme, Et voilà les sanglots et voilà la Douleur! Non plus cette Douleur jeune et consolatrice, Dont l'âme doit saigner, dont elle peut guérir : Le sang est corrompu dans cette cicatrice, Et chaque goutte en sort lente, dévastatrice, Douloureuse à verser, mortelle à retenir. « Ah ! verse-les ces pleurs que ton orgueil t'envie, » Car ils sont la ressource où retremper ton cœur, » Ne les arrête pas, si tu tiens à la vie ; » Si tu crois à l'espoir, espère en ta douleur. ”
