Antoine Cunyngham

Résumé

Antoine Cunyngham Ode à l'Éternel (18..)

L'animal s'éteint pour toujours ; Et l'homme , en terminant ses jours, Après la mort doit encore être !
C'est que la brute qui périt N'obtint point ce vivant esprit, Cette âme qui le fait renaître !
La brute vers son Créateur
Ne peut élever la pensée ; Mais l'homme à ce Dieu bienfaiteur De l'âme la sent élancée!
Pal; elle , il plonge au firmament, Et suit le secret mouvement
Des flambeaux dont la nuit s'éclaire ; Par elle, à lui-même rendu, Dans son cœur il est descendu, Et sonde son profond mystère.
Source : Gallica

Antoine Cunyngham Ode à l'Éternel (18..)

Daigne permettre qu'en ce jour Vers ton majestueux séjour Mon âme élève ses louanges !
Ah ! que sont les brûlans transports De ce qu'on nomme le génie , Que sont tous les mortels accords Devant ta grandeur infinie ?
Humble enfant des terrestres lieux , Pour oser approcher des cieux, J'invoque ton aide divine !
La force humaine ne peut rien Si ta force n'est son soutien , Si ton Esprit ne l'illumine.
Source : Gallica

Antoine Cunyngham Ode à l'Éternel (18..)

Tu fais vivre, tu fais mouvoir Le sein de la nature entière, Et tu soumets à ton pouvoir Le temps, l'espace et la matière.
Ces mondes que tu lis d'un mot, D'un mot, vont crouler aussitôt Si tu veux qu'ils s'anéantissent; D'un mot, les fondemens des cieux, Et tous leurs globes radieux , Et les êtres vivans périssent !
Source : Gallica

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