Antoine-Léonard Thomas

Antoine-Léonard Thomas

Résumé

Portrait de Antoine-Léonard Thomas Antoine-Léonard Thomas Les Devoirs de la Société

Et cet instant qui fuit, est pour vous un fardeau !
Avare de ses biens, prodigue de son être,
Dès qu’il peut se connoître,
L’homme appelle la mort & creuse son tombeau.
L’un, courbé sous cent ans, est mort dès sa naissance ;
L’autre engage à prix d’or sa vénale existence ;
Celui-ci la tourmente à de pénibles jeux ;
Le riche se délivre, au prix de sa fortune,
Du Temps qui l’importune ;
C’est en ne vivant pas que l’on croit vivre heureux.
Abjurés, ô mortels, cette erreur insensée.
L’homme vit par son ame, et l’ame est la pensée.
C’est elle qui pour vous doit mesurer le Temps.
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Portrait de Antoine-Léonard Thomas Antoine-Léonard Thomas Les Devoirs de la Société

Et dont ma foible main doive essuyer les pleurs ;
Ô Temps, suspends ton vol, respecte ma jeunesse ;
Que ma mère, long-temps témoin de ma tendresse,
Reçoive mes tributs de respect & d’amour ;
Et vous, Gloire, Vertu, déesses immortelles,
Que vos brillantes ailes
Sur mes cheveux blanchis se reposent un jour.
FIN. ↑ On a suivi dans cette Ode l’opinion communément reçue parmi les Philosophes. La plupart regardent le temps comme dépendant de l’existence des êtres créés, & croyent qu’il n’y a pas en Dieu de succession.
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