Résumé

Petits poèmes russes

L’épouse s’éprendra, demain, d’un nouveau rêve,
L’ami ne saura plus le nom de son ami,
Mais il est quelque part une âme qui, parmi
Tant d’oublis, souffrira sans trêve.
Parmi l’œuvre hypocrite et les fausses douleurs,
La bassesse et la prose et toutes nos ivraies,
En l’univers humain il n’est de larmes vraies,
Ô pauvres mères ! que vos pleurs.
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Petits poèmes russes

Aux pauvres sans pain, aux gueux sans litière,
À des mendiants comme lui.
Tel est le poète ici-bas.
Il perdit la foi, le rêve, la flamme,
Comme un mendiant il est faible et las
Et quête pour nourrir son âme.
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Petits poèmes russes

Il portait dans ses bras une âme, sœur fidèle...
L’hymne céleste, voix sans parole au fond d’elle,
Faible et vague, n’y mourut pas.
Longtemps elle porta, vivante solitaire.
Le deuil du ciel parmi les humaines douleurs...
Rien n’a valu le bel hymne pour l’âme en pleurs
Qu’attristaient les chants de la terre !
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