Ivan Tourgueniev,
Récits d’un Chasseur
“ Puis elle regarde encore, puis voit passer une baba lentement. Elle la regarda, la vieille Ouliana, elle regarde fixement la baba... Ah ! Seigneur, c’est elle-même qui passe sur la route... elle, Ouliana ! — C’était elle ? dit Fedia. — Eh oui, elle-même. — Eh bien ! quoi, elle vit encore. — Mais l’année n’est pas finie... Regarde-la bien, la vieille Ouliana : l’âme ne tient plus au corps. Tous se turent de nouveau. Pavel jeta une poignée de bois sec sur le brasier ; les branches noircirent aussitôt, puis flambèrent, fumèrent et se tordirent en élevant leurs pointes embrasées. ”
