Élisabeth Charles-Morice

Élements biographiques

Élisabeth Charles-Morice Aurore et Phébus ou La fée de la musique

Aurore ne reprit pas sa main à Phébus, et les deux fiancés s'avancèrent jusque sur le devant du bateau. Le batelier, la reine, le roi et la batelière se placèrent derrière eux. Groupe pittoresque, groupe auguste et charmant. Jamais en vit-on de semblable sur le pont d'un humble bateau? La lumière de la lune se jouait sur les jeunes têtes et sur les têtes vieillissantes, et, le vent du matin s'étant levé, la blonde chevelure d'Aurore ondulait comme une oriflamme à la proue du bateau.
Source : Gallica

Élisabeth Charles-Morice Aurore et Phébus ou La fée de la musique

Rossignolette devait, à l'occasion de cette imposante cérémonie, faire son entrée dans le monde. Elle venait d'atteindre sa quinzième année, l'âge des débuts pour les apprenties-fées : sa mère, l'impératrice Nuit-et-Jour, allait la présenter au Grand Conseil, qui était, dans cette circonstance, la réunion attendue des fées. Le Roi et la Reine, connaissant ces détails, avaient ménagé à Rossignolette un trône fait pour lui plaire : un bouquet de lilas, de belles-de-nuit, de roses-pompon, d'aubépines, ombragé de branches flexibles de cytise aux lourdes grappes d'or.
Source : Gallica

Élisabeth Charles-Morice Aurore et Phébus ou La fée de la musique

ROSSIGNOLETTE. — Ah! Très bien! Et pourquoi lui a-t-elle enlevé ce beau nom?
NuiT-ET-JouR. — Pour se venger de n'avoir pas été invitée.
ROSSIGNOLETTE. — Et comment veut-elle qu'il se nomme?
TOUTES LES FÉES, navrées. — Cumulus! ROSSIGNOLETTE. — Oh!... l'horreur! (Bas, à Plumeau-Vent) : Qu'est-ce encore, ce nom?
PLUME-AU-VENT. — Hélas! tout au contraire du soleil, père de toutes les clartés, c'est le vilain nuage qui produit l'ombre...
Source : Gallica

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