Claude-Henri de Fusée de Voisenon

Élements biographiques

Portrait de Claude-Henri de Fusée de Voisenon Claude-Henri de Fusée de Voisenon Exercices de dévotion de M. Henri Roch avec Mme la duchesse de Condor (1780)

Quiconque eût écouté, eut pendant une demi-heure entendu ce pieux concert pour l’amour de Dieu — pour l’amour de Dieu — pour l’amour, pour l’amour, pour l’amour, — de Dieu, de Dieu, de Dieu.
Ces actes d’amour finirent par un profond silence, que Madame la Duchesse rompit pour annoncer qu’elle n’avait point eu de distractions : je me sens mieux, dit-elle ; je me crois même entiérement guérie, à moins que je ne me trompe ; ce qui m’arrive quelquefois, & je fais mille remercimens à M. Henri Roch de toutes les peines qu’il a pris pour ma guérison & pour mon salut.
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Portrait de Claude-Henri de Fusée de Voisenon Claude-Henri de Fusée de Voisenon Romans et Contes de M. l'abbé de Voisenon… (1818)

Tricolore, loin d'être intimidée, fut rassurée par ces paroles ; elle se flatta que le bonheur du prince Discret serait peut - être un de ces tant mieux-là. L'homme divin le conjectura sur sa physionomie, et prononça ces mots terribles :
Je sais ce que vous pensez ; mais-, ô princesse, que vous vous abusez ! Voua donnerez la mort à votre amant, et ce sera tant mieux pour lui. O ciel ! s'écria Tricolore, cela se pourrait-il? Mais, dit Potiron, cela ne laisse pas que de faire un joli caractère : si elle traite ainsi son amant, jugez de l'accueil qu'elle fera à son mari.
Source : Gallica

Portrait de Claude-Henri de Fusée de Voisenon Claude-Henri de Fusée de Voisenon Romans et contes, première partie

Il n’y a que vous qui puissiez venir à bout de celui de la Reine ; et si vous ne voulez pas mettre à prosit un si beau privilege, l’honneur de faire cesser celui de la Princesse appartient de droit à notre Instituteur. Je me moque de cela, répartit Potiron, je veux avoir la rose. Seigneur, reprit l’homme céleste, prenez garde à ces paroles : Voilà pour lui. Hé bien, dit Potiron, c’est moi qui suis lui. Seigneur, continua le grand Instituteur, je crois que vous vous trompez ; c’est vous qui êtes toi. La premiere devise vous regarde, et les deux doigts vous reviendront tôt ou tard
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