Claude-Henri de Fusée de Voisenon

Claude-Henri de Fusée de Voisenon

Résumé

Portrait de Claude-Henri de Fusée de Voisenon Claude-Henri de Fusée de Voisenon Contes de Voisenon : Tant mieux pour elle… (1879)

« Premièrement j'ai été Lièvre, ensuite Lévrier, puis Renard, et je dois, dit-on, finir par être un animal que je ne connois point, qu'on appelle Capucin.
— Seigneur, » dit la Sultane, « votre savante Majesté n'a-t-elle jamais vu son ame éclipsée sous la forme de quelque être inanimé? .- Oui, sans doute, » répliqua Misapouf, « j'ai été Baignoire. — C'est, je le vois, la conformité de nos destinées, » reprit Grisemine, « qui nous a unis : j'ai passé comme vous par bien des formes différentes, j'ai d'abord été barbue. — Mais vous ne l'êtes pas mal encore, » dit le Sultan.
Source : Gallica

Portrait de Claude-Henri de Fusée de Voisenon Claude-Henri de Fusée de Voisenon Contes de Voisenon : Tant mieux pour elle… (1879)

Les Métamorphoses qui suivent la fin de l'Enchantement de la Princesse ne produisent rien de vif, ni de bien piquant; .mais le Sultan ayant annoncé au commencement
de son Histoiré qu'il a été Lièvre, Lévrier et Renard, il a bien fallu lui faire tenir sa parole. S'il ne lui est rien arrivé de plaisant sous les deux premières formes, c'est en vérité la faute de mon imagination et du peu de connoissance que j'ai de la façon de vivre et de penser de Messieurs les Lièvres; comme Renard, il devoit, sans doute, étaler toute la souplesse et la ruse qu'on attribue à cette espèce d'animal.
Source : Gallica

Portrait de Claude-Henri de Fusée de Voisenon Claude-Henri de Fusée de Voisenon Contes de Voisenon : Tant mieux pour elle… (1879)

Les femmes ne se l'arrachaient pas, cela se conçoit; elles le prenaient par curiosité, pour amuser le tapis, et se le
repassaient de l'une à l'autre comme un magot sans conséquence. Elles l'appelaient leur ami Greluchon, leur petite poignée de puces. Voisenon dit que Crébillon fils passait pour être insolent envers les femmes, sans avoir de quoi justifier son insolence; mais lui-même aurait peut-être été bien embarrassé, avec son asthme, d'en montrer davantage, et cela ne l'empêchait pas d'être insolent. Stendhal conte de lui une bonne histoire.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature