Résumé

Valérie Masuyer La Reine Hortense et le prince Louis

La Reine ne peut ni prendre intérêt au commerce de gens pareils, ni non plus se passer d’eux, étant, comme le dit Mme Lennox, « trop avancée pour pouvoir reculer. » La journée s’achève en visites rendues, en cartes remises ; si souffrante qu’elle soit, la Reine pousse jusque chez les Murat, pour dire adieu.
Le prince Achille est seul ; pris d’une prudence tardive, et ne se souvenant plus du tout de ce qu’il a dit devant moi, il me conduit au jardin, me laisse dans un bosquet et confie à la Reine des choses secrètes, dont elle s’empresse de me faire part au retour.
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Valérie Masuyer La Reine Hortense et le prince Louis

O’Méara mérite une entière créance, mais il n’est resté que trop peu de temps à Sainte-Hélène. M. de Las Cases fait preuve d’exactitude, mais il est long, et, nouveau venu auprès de l’Empereur, de crainte de le trahir, il s’astreint à reproduire quelquefois matériellement et scrupuleusement ses paroles ; mais le sens des paroles est moins dans les mots eux-mêmes que dans l’accent de l’âme qui parle ou dans l’expression de la physionomie.
La Reine se flatte d’avoir connu l’Empereur mieux que personne. « C’est lui qui a fait ma vie, » dit-elle.
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Valérie Masuyer La Reine Hortense et le prince Louis

La reine Hortense n’y trouva rien à redire, si ce n’est l’éloignement de Mme de Montebello pour la Cour. « La duchesse, disait-elle, aurait dû s’occuper davantage de diriger l’Impératrice, qui en raffolait, et auprès de qui personne ne pouvait la remplacer. » L’Empereur lui-même plaisantait sa femme sur cette passion : « Va, ta duchesse, elle s’embarrasse bien de toi, disait-il. Elle n’a d’affection que pour ses enfans. »
Il se résignait à n’avoir dans Marie-Louise qu’un amour d’obéissance, qui s’adressait en lui moins à l’homme qu’au souverain.
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