Rodolphe Apponyi

Résumé

Rodolphe Apponyi Revue des Deux Mondes

Le Roi, qui est si populaire et qui aimait tant à se promener à pied dans les rues de Paris, ne le fait plus. Le bas peuple, tous les polissons de la rue le suivraient. Est-il digne d’un roi d’avoir un semblable cortège ? Ce n’est pas comme vous, à Vienne, où l’Empereur peut se promener au milieu de ses bons et fidèles sujets ; il n’y a pas eu de révolution chez vous, il n’y a pas de liberté de la Presse, il n’y a point de tribunes et, surtout, il n’y a pas à Vienne comme à Paris de ces gens sans aveu, sans domicile, ce fléau de Paris et de Londres.
Source : Wikisource

Rodolphe Apponyi Revue des Deux Mondes

Presque toutes les rues de la rive droite de la Seine sont dépavées, c’est-à-dire le faubourg Saint-Honoré avec le quartier de la Chaussée d’Antin, les boulevards, le faubourg Saint-Jacques, Saint-Denis et Saint-Antoine ; la populace s’était armée de pavés et, de tous les étages, une grêle meurtrière tombait sur les malheureuses troupes du Roi ; un régiment des lanciers de la garde est anéanti, de même tous les régimens suisses qui étaient à Paris. Cette ville est, à ce que l’on assure, comme un champ de bataille après le combat le plus horrible.
Source : Wikisource

Rodolphe Apponyi Revue des Deux Mondes

C’étaient la princesse de Wagram, la duchesse d’Albufera, la duchesse de Trévise, les maréchaux Gérard et Maison, le duc de Broglie, la duchesse de Montmorency, la comtesse de Saint-Aldegonde, le prince et la princesse de la Moskowa, la grande référendaire de Sémonville, Mme de Boigne, la maréchale Soult, Mme de Montalivet. La Reine assurait à tout le monde qu’elle n’avait pas eu un instant de peur : c’est ce que tout le monde admira, mais personne ne crut.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature