Comte de Montalivet

Résumé

Comte de Montalivet Revue des Deux Mondes

La branche d’Orléans, disait M. Dupin le 14 janvier 1832 à la chambre des députés, la dynastie aujourd’hui régnante s’est identifiée avec la nation française au plus haut degré. Jamais prince, jamais dynastie n’a plus lié son sort et ses destinées au sol de la patrie que la maison d’Orléans : elle a confié son avenir et tout ce qui lui appartient au sol français. Non-seulement le roi actuel n’a jamais acheté de biens qu’en France, mais il n’a jamais placé d’argent qu’en France ; tout est sous la main de la nation, comme tout est sous la garde de son gouvernement constitutionnel.
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« Vive la réforme ! » criaient-ils avec colère. — En vain jetai-je d’une voix éclatante à ces groupes exaltés les noms des nouveaux ministres, garantie de cette réforme qu’on acclamait. Qu’importaient les noms, qu’importait la réforme elle-même à ceux qui, au fond, repoussaient ces noms et ne voyaient qu’une révolution et une revanche derrière le mot de réforme ! — À son retour au palais, le roi était arrivé au dernier degré du découragement, trop bien préparé déjà par les faits et les désillusions qui s’étaient si cruellement accumulés sur ses pas depuis vingt-quatre heures à peine.
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C’était comme une frontière posée entre le domaine de la politique et le royaume des arts. Quand le roi l’avait franchie, il semblait respirer plus à l’aise ; il se livrait avec ardeur au gouvernement de cet empire, où la volonté est plus libre, le bienfait plus rapide, l’impartialité plus facile. Il n’est pas une de ses visites qui n’ait soulevé ou résolu une question d’art ; il n’en est pas une qui, en assurant à un peintre ou à un sculpteur des travaux toujours vivement ambitionnés, n’ait été pour quelques artistes un encouragement ou une espérance.
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