Louis Blanc,
Histoire de dix ans : 1830-1840…
“ Casimir Périer avait la taille haute et la démarche assurée. Sa figure naturellement douce et noble, était sujette à des altérations subites qui la rendaient effrayante. L’ardeur mobile de son regard, l’impétuosité de son geste, son éloquence fiévreuse, les fréquents éclats de sa colère fougueuse jusqu’à la frénésie, tout semblait révéler en lui un homme né pour exciter des orages. Mais l’élévation manquait à son esprit, et la générosité à son cœur. Il n’avait pas ce dévouement sans lequel l’art de dominer n’est plus qu’un charlatanisme illustre. ”
