Résumé

Cuisine parlementaire , par un desoeuvré (1879)

Il serait donc original, non pas même extraordinaire, de voir proclamer la république par les partisans de la monarchie et les Français pourront élever des statues à ces prétendants qui auront dit à leurs fidèles : La nation ne veut point de nous ; voici venir l'empire ou la démagogie. L'empire, c'est peut-être le salut, mais c'est un prince qu'on nous préfère.
La démagogie c'est le cataclysme final, le déluge pour le beau pays de France. Nous aurons vécu et un despote du nord, enchanté de quitter les glaces de son royaume, s'installera à Paris avec son knout.
Source : Gallica

Cuisine parlementaire , par un desoeuvré (1879)

Monsieur le comte de Chambord ne passe pas pour un imbécile, et il se sera probablement dit, pour parler sérieusement : J'appartiens à la plus vieille famille royale de l'Europe. Comme tel, je suis l'égal des rois.
J'ai six cent mille livres de rentes, et à part les moments où mes amis de France viennent me dire : Sire ! drapeau tricolore — restauration — d'Orléans — peuple a soif de vous — droit divin, je suis parfaitement tranquille ; je savoure Veuillot tous les matins, et comme tous les Bourbons, je reste longtemps à table. Je suis entouré du respect universel.
Source : Gallica

Cuisine parlementaire , par un desoeuvré (1879)

Le citoyen Naquet qui n'est pas amiral et que sa qualité de député autorise à parler sans que le gouvernement songe à lui infliger une punition et sans risquer d'être obligé d'amener son pavillon qui couvrirait du reste une vilaine marchandise, le citoyen Naquet promène sa bosse pleine de malice républicaine dans nos provinces du Midi, parlant dans les écuries à des badauds abasourdis d'entendre des flots d'éloquence sortir de ce petit corps, sans dégonflement apparent de son éminence dorsale.
Source : Gallica

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