Eugène Fournière,
Histoire socialiste de la France contemporaine
“ Barbès aime la République, la Liberté et l’Égalité d’un amour tout mystique et imprécis. Ce qu’il aime surtout, c’est l’action et le péril. Il conspire comme on respire, par besoin de dépenser sans compter l’exubérance d’un naturel généreux et indiscipliné. Il est pour la discipline parce qu’il est un chef. Il ne peut-être qu’un chef, d’ailleurs. C’est un paladin égaré dans un monde d’industriels et de commerçants. Il venge les griefs des opprimés, mais il ne sent pas aussi profondément que Blanqui leur souffrance, et il croit que la République suffira pour guérir tous les maux. ”
