Louis Blanc,
Histoire de dix ans/Tome 3
“ La révolution de juillet elle-même, à son origine, n’avait présenté rien d’aussi imposant et d’aussi terrible. L’idée d’un combat était tellement présente à tous les esprits, qu’on arrachait en passant, pour s’en faire une arme au besoin, les pieux et les branches d’arbres. Le gouvernement flottait donc au hasard, en dépit des mesures prises, car la fidélité des troupes était chancelante, et l’on n’ignorait pas que l’épée de beaucoup d’officiers appartenait à la cause de la République ou à celle de l’Empire. ”
