Louis Blanc

Élements biographiques

Portrait de Louis Blanc Louis Blanc,  Histoire de dix ans : 1830-1840…

“ L’erreur de la bourgeoisie a été de croire que, là où il n’y a pas égalité dans les moyens de développement, la liberté suffit au progrès et à la justice. Mais qu’importe le droit de s’enrichir accordé à tous, quand les instruments de travail et le crédit n’appartiennent qu’à quelques-uns ? Qu’importe le droit au bonheur, sans la possibilité d’y atteindre ? Qu’importe une route spacieuse et unie devant l’infortuné qui ne se peut mouvoir ? La véritable liberté consiste, non pas dans le droit, mais dans le pouvoir donné à chacun de développer ses facultés. ”
Source : Wikisource

Portrait de Louis Blanc Louis Blanc,  Revue du progrès

“ Le droit est la protection métaphysique et morte qui a remplacé, pour le peuple, la protection vivante qu’on lui devait. Le droit, pompeusement et stérilement proclamé dans les chartes, n’a servi qu’à masquer ce que l’inauguration d’un régime d’individualisme avait d’injuste et ce que l’abandon du pauvre avait de barbare. C’est parce qu’on a défini la liberté par le mot droit, qu’on en est venu à appeler hommes libres, des hommes esclaves de la faim, esclaves du froid, esclaves de l’ignorance, esclaves du hasard. ”
Source : Wikisource

Portrait de Louis Blanc Louis Blanc,  Organisation du travail/1847

“ Le bon marché, c’est l’exécuteur des hautes œuvres du monopole ; c’est la pompe aspirante de la moyenne industrie, du moyen commerce, de la moyenne propriété ; c’est, en un mot, l’anéantissement de la bourgeoisie au profit de quelques oligarques industriels.
Serait-ce que le bon marché doive être maudit, considéré en lui-même ? Nul n’oserait soutenir une telle absurdité. Mais c’est le propre des mauvais principes de changer le bien en mal et de corrompre toute chose. Dans le système de la concurrence, le bon marché n’est qu’un bienfait provisoire et hypocrite.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature