Louis Blanc

Louis Blanc

Résumé

Portrait de Louis Blanc Louis Blanc,  Revue du progrès

“ Pour ce qui est du bon marché, créé, dit-on, par la concurrence, que représente-t-il ? Des économies faites sur la main-d’œuvre ou résultant de l’emploi d’une machine nouvelle. Le bon marché ne donne donc aux consommateurs aisés que ce qu’il a enlevé aux producteurs pauvres. Le bon marché correspond toujours, sous l’empire de la concurrence, qui en fait un moyen de lutte, ou à une diminution générale des salaires ou à l’exercice meurtrier d’un monopole. De sorte que ce qui est un progrès pour les uns, devient, pour les autres, un surcroît de misère. ”
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Portrait de Louis Blanc Louis Blanc,  Revue du progrès

“ Mœurs, civilisation, richesse, influence, gouvernement, la France doit à tous ces hommes ; nos enfants devront tout peut-être à ceux qui viendront après eux. Le patrimoine éternel et inépuisable de la France, c’est son intelligence ; en en livrant la généreuse part à l’humanité, en s’en réservant à elle-même cette part glorieuse, qui fait son caractère entre tous les peuples, le moment n’était-il pas venu d’en constituer en propriété personnelle cette part utile qui fait la dignité des lettres, l’indépendance de l’écrivain, le patrimoine de la famille et la rétribution de l’État ? ”
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Portrait de Louis Blanc Louis Blanc,  Revue du progrès

“ L’esclave, c’est le pauvre qu’on punit pour avoir tendu la main à la pitié du riche ; c’est l’homme sans asile qu’on arrête pour s’être appuyé sur la borne.
L’esclave, c’est le malheureux que la faim condamne au vol, en attendant que la société le condamne au bagne.
L’esclave, c’est le père qui envoie son jeune fils respirer l’air des filatures malsaines ; c’est le fils qui envoie son vieux père mourir à l’Hôtel-Dieu.
L’esclave, c’est l’enfant du pauvre, qui entre dans un atelier à six ans ; c’est la fille du pauvre, qui à seize ans se prostitue.
”
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