Résumé

Jacques Pierron La théorie du salaire chez les socialistes français… (1936)

Le capitaliste ne prélève pas l'intérêt qu'il perçoit au détriment du prolétaire, de l'ouvrier. En investissant le capital épargné, il contribue à accroître les richesses humaines. Il transmet le pouvoir d'achat qu'il n'a pas consommé lui-même aux fournisseurs de matières premières, aux ouvriers, aux techniciens de tous corps de métier qui ont construit l'usine dont il a souscrit des actions. Le capitaliste contribue à accroître le revenu général car les nouvelles productions ainsi créées sont génératrices d'un nouveau pouvoir d'achat puisqu'elles augmentent le volume des échanges possibles.
Source : Gallica

Jacques Pierron La théorie du salaire chez les socialistes français… (1936)

En régime capitaliste, la condition générale des travailleurs, c'est le salariat. Le salaire est le prix d'un travail offert sur le marché par un vendeur ouvrier à un acheteur patron, c'est-à-dire le prix d'une marchandise-travail. Par le jeu des réformes précédentes, le régime capitaliste se modifie peu à peu dans le sens du socialisme où le travail deviendra une fonction sociale dont la rémunération n'aura plus le caractère d'un prix de vente sur le marché. Actuellement déjà, le salaire ne constitue plus la seule rémunération du travailleur.
Source : Gallica

Jacques Pierron La théorie du salaire chez les socialistes français… (1936)

Le travail-marchandise est un élément du coût de production: c'est le point de vue du chef d'entreprise. Plus le salaire qu'il paie est bas, plus l'entrepreneur peut réduire le prix de son produit et plus il pourrait espérer en vendre si son marché restait le même. Mais le salaire n'est pas seulement un élément du coût de production, il est aussi — c'est le point de vue du travailleur — le revenu d'un être vivant qui n'est pas une marchandise, qui est un consommateur.
Source : Gallica

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