Louis Blanc

Louis Blanc

Résumé

Portrait de Louis Blanc Louis Blanc Au peuple anglais (1870)

L'Europe saura désormais jusqu'où se peuvent emporter l'arrogance du militarisme prussien et sa rapacité. Au roi de Prusse, il faut l'Alsace, il faut la Lorraine, il faut l'héroïque garnison de Strasbourg prisonnière de guerre; il faut, comme condition d'un simple armistice, la plus puissante des citadelles de Paris, le mont Valérien ; il faut Paris sous les bombes ; il faut la France, non plus démembrée seulement, mais à jamais avilie! On cessera de la frapper quand elle sera cadavre!
Source : Gallica

Portrait de Louis Blanc Louis Blanc Au peuple anglais (1870)

C'était trop peu pour son orgueil, trop peu pour son ambition farouche, trop peu pour sa haine de la République et de la France, que l'éclat de succès sans exemple, que la supériorité de ses armes reconnue, que l'unité germanique définitivement établie, que la couronne impériale de Charles-Quint posée sur sa tête, que son trésor rempli, que l'Allemagne placée dans une position superbe : telle est l'humanité, telle est la modération de ce prince pieux, que, pour lui, si la France n'est pas égorgée et déshonorée, il n'y a rien de fait.
Source : Gallica

Portrait de Louis Blanc Louis Blanc Au peuple anglais (1870)

Les peuples sont pour nous des frères, Et les tyrans, des ennemis.
Maintenant que, dans son entrevue avec M. de Bismarck, l'homme de Sedan ait eu le front de prétendre qu'il avait eu la main forcée; que la France l'avait pousse, malgré lui, aux frontières, c'est là un mensonge qui couronne bien son règne, commencé par un parjure; c'est un attentat qui clôt dignement la série de ses attentats. Au lieu de dire : C'est moi qui fus le coupable, me, me, adsum qui feci, il a dit en réalité: A moi, une réception princière; à la France, l'invasion qu'elle a méritée et ses horreurs!
Source : Gallica

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