François Combes

Résumé

François Combes La paix, lettre à un publiciste (1871)

Oui, fût-ce à nos dépens; oui, si l'Europe le veut — et l'Europe doit le vouloir — c'est une question européenne qui s'agite en ce moment, et qui intéresse au plus haut degré l'Angleterre et tout l'Occident. La France est l'avant-garde de l'Occident contre la race germanique, qui est, de sa nature, envahissante, qui émigré quand elle ne peut envahir, qui s'unit pour se satisfaire, et qui — ne nous faisons pas illusion — ne s'arrêtera pas en chemin. Ce qui tient à la race est fatal, et il faut toujours se défendre.
Source : Gallica

François Combes La paix, lettre à un publiciste (1871)

La signature de la France ne s'est jamais mise à des actes honteux. Tout au plus — et c'est là que je veux en venir — la Lorraine et l'Alsace, augmentées du Luxembourg, pourraient-elles former entre la Prusse et nous cette barrière infranchissable et libre que la Westphalie eût constituée et qui est si nécessaire. Elles y gagneraient en autonomie, si elles y perdaient en fusion intime. Cette idée a été émise; et si la Prusse, qui, sans ces provinces, a cinquante lieues de frontières sur nous, n'a que la prétention, comme elle dit, de chercher contre nous une défense, voilà un mur tout trouvé
Source : Gallica

François Combes La paix, lettre à un publiciste (1871)

Placés sous le protectorat de l'Europe, ces pays étaient inviolables et sacrés. Personne n'y pouvait toucher, pas plus nos ennemis que nous-mêmes. Ils nous garantissaient, plutôt que de nous menacer. Ils devenaient pour nous un rempart, plus sûr même que nos frontières naturelles, parce qu'il ne nous était pas envié. On revenait ainsi au système des petits États, pour séparer et protéger les grands : car il en est des nations, surtout des grandes et que leur puissance enivre, comme des individus : plus on se touche, plus on se hait. L'égoïsme humain veut l'isolement et la distance
Source : Gallica

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