Charles-G. Saint-Martin de Laplagne

Résumé

Charles-G. Saint-Martin de Laplagne À la France, à la Prusse, à l'Europe… (1870)

Mais, quoiqu'il advienne, il faut que l'Europe avise, ou chaque instant perdu sera pour elle une cause éternelle de honte, une source inépuisable de larmes. La France vivra honorée, tout entière, ou elle entraînera dans sa ruine toute l'Europe, toute liberté, toute civilisation; car, en perdant Paris, le monde aurait perdu son phare, sa boussole, et il ne saurait plus compter sur ce qu'il resterait de peuples sans nom, sans liberté, sans honneur : tous ces biens auraient péri dans le cataclysme qui aurait englouti la France.
Source : Gallica

Charles-G. Saint-Martin de Laplagne À la France, à la Prusse, à l'Europe… (1870)

Le premier en ligne aujourd'hui, Paris a ramassé ton drapeau dans le sang de tes soldats, il en a secoué la boue impériale et l'abrite, en ce moment, derrière 500 mille poitrines, au milieu de deux millions de coeurs, confondus dans le même sentiment d'honneur, dans le même cri d'indépendance, ne demandant qu'à te défendre et à s'incliner ensuite loyalement devant toi.
Source : Gallica

Charles-G. Saint-Martin de Laplagne À la France, à la Prusse, à l'Europe… (1870)

Non, mille fois non, la France n'abdique pas ainsi; elle ne capitulera point, elle, sans combattre, avec celui dont l'épée n'était teinte que du sang français; elle va se lever comme un seul homme, s'élancer en masse au secours de la grande ville, qui est son honneur, en même temps que celui de l'Europe civilisée, et si elles succombent ensemble, l'Europe les suivra de près, après avoir lu sur leur tombe commune, restée béante pour l'engloutir à son tour :
Tout est perdu fors l'honneur!
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature