Résumé

Réponse à l'article publié par la "Nouvelle Revue"… (1884)

C'est sur cette corde que la Russie joue depuis 1875, toutes les fois que, déçue dans ses alliances naturelles, elle en appelle à la France pour damer le pion à des puissances limitrophes.
Frustrée dans ses idées de conquêtes du côté de l'Orient, menacée par l'Allemagne du côté des provinces baltiques, sapée par le nihilisme, la Russie a recours aux expédients et, en briguant l'alliance française, elle n'a même pas pour excuse la polarité politique qui n'a jamais existé entre les deux nations.
C'est le vieux jeu d'un peuple asiatique de brouiller les cartes, pour en tirer avantage.
Source : Gallica

Réponse à l'article publié par la "Nouvelle Revue"… (1884)

La politique anti-polonaise de la Russie, léguée à Alexandre II par le testament du comte de Nesselrode, a mis en garde l'empereur Napoléon III qui avait la prescience de l'avenir s'il n'en a pas pressenti tous les dangers.
Tirer la Pologne du néant politique fut son rêve constant, car ce souverain, éclairé par les enseignements de l'histoire, savait qu'une Pologne indépendante était une garantie de sécurité pour la France.
Source : Gallica

Réponse à l'article publié par la "Nouvelle Revue"… (1884)

A maintes reprises la Russie a voulu exécuter ses menaces à l'endroit des peuples européens qui ont une histoire, un passé, une mission bien établis, et qui, à leurs différends internationaux près, sont toujours d'accord pour se proléger mutuellement contre les invasions kalmouques.
Isolée depuis ses origines, la France a toujours dédaigné les alliances : c'est le propre de l'autochthone français de ne compter que sur lui-même, de ne se fier qu'à son labeur, de n'avoir confiance que dans son génie national, sans se soucier des points de vue des voisins.
Source : Gallica

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