François Combes

Élements biographiques

François Combes Histoire générale de la diplomatie européenne… (1856)

La vieille Europe alors, c'est-à-dire l'Europe éclairée, cette contrée heureuse et aimée des dieux, où se jouent à plaisir, sous son favorable ciel, les infinies merveilles des arts, des lettres, des inventions, des découvertes, des perfectionnements en tout genre; cette héritière de la civilisation grœco-romaine, transformée selon les diverses nuances de son génie; ce foyer enfin, de lumières, de justice, de bien-être pour l'humanité, n'avait à redouter qu'un danger éloigné : unie ou non, son avant-garde, la Suède et la Pologne, suffisait à sa défense.
Source : Gallica

François Combes Essai sur les idées politiques de Montaigne et La Boëtie

Tous les gouvernements paraissent être de droit divin ! Fallait-il donc laisser vivre César, si on était né sous César ? La Boëtie nous a dit non ; il l’a dit pour César, il l’a dit pour d’autres, et avec une force d’expression qui, dans un Traité spécial sur la tyrannie et la liberté, frappe davantage. Les Huguenots ne s’y trompèrent pas, ils mirent son discours parmi les pamphlets les plus dangereux pour les reines et les rois. Montaigne au contraire, si peu affirmatif d’habitude, et nourri des mêmes déclamations classiques, répond : Oui, il fallait laisser vivre César
Source : Wikisource

François Combes La paix, lettre à un publiciste (1871)

Oui, fût-ce à nos dépens; oui, si l'Europe le veut — et l'Europe doit le vouloir — c'est une question européenne qui s'agite en ce moment, et qui intéresse au plus haut degré l'Angleterre et tout l'Occident. La France est l'avant-garde de l'Occident contre la race germanique, qui est, de sa nature, envahissante, qui émigré quand elle ne peut envahir, qui s'unit pour se satisfaire, et qui — ne nous faisons pas illusion — ne s'arrêtera pas en chemin. Ce qui tient à la race est fatal, et il faut toujours se défendre.
Source : Gallica

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