François Combes

Résumé

François Combes Les invasions germaniques en France (1870)

Nous sommes plus sages que les princes, quoique les mauvais exemples ne manquent pas, et nous avons bien raison. Que deviendrait la société, si le plus fort faisait la guerre au faible, pour lui ravir son bien, comme nous l'avons vu de nos jours, en Danemarck, en Allemagne, en Italie? Nous reviendrions au temps d'Attila. Et ne croyez pas que les Barbares de la Germanie, enrôlés sous les drapeaux de ce Tartare, et écrasés avec lui par les Francs, mêlés à nos pères, renonçassent à nous assaillir.
Source : Gallica

François Combes Les invasions germaniques en France (1870)

Les Barbares vivaient dans le plateau du Norique et de la Rhétie, aujourd'hui la Bivière; dans les sables et les marécages de la Vindélicie, aujourd'hui le Brandebourg et la Prusse; dans ces contrées froides et pauvres, d'où sortirent, avec des milliers d'autres, les Vandales, qui, cherchant le soleil et le Midi, s'attaquant aux monuments, où ils supposaient des trésors, et n'étant heureux que dans les ruines et le sang, coururent jusqu'au sud de l'Espagne, et ne s'arrêtèrent qu'à Carthage, sous le soleil d'Afrique, qui les fondit cette fois comme un glaçon.
Source : Gallica

François Combes Les invasions germaniques en France (1870)

Les invasions viennent du sol et du climat, de la position d'un peuple et des difficultés d'expansion. On est envahisseur par besoin; on est Barbare de naissance. La science et l'instruction peuvent venir ; elles sont un secours pour la nature; elles ne la corrigent pas. On émigré, quand on ne peut envahir; et nous en savons quelque chose, puisque, pour notre malheur, nos usines et nos banques, nos comptoirs et nos places étaient remplis de ces bons Allemands. L'Allemagne et la Prusse sont le pays des émigrants.
Source : Gallica

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