Résumé

Portrait de Léon Plée Léon Plée À la nation allemande, par Léon Plée (1859)

L'Autriche a pu être, dans le passé, une puissance allemande par la constitution de son empire, car elle ne l'a jamais été par les sentiments. Mais elle ne tient plus à l'ancienne communauté que par des liens qui vont chaque jour en s'affaiblissant. Elle tend à conquérir un empire excentrique, et cette excentricité même est un péril permanent pour l'Allemagne. A chaque instant, il faut que celle-ci prenne la défense d'une cause qui n'est pas la sienne. Tantôt c'est la Hongrie dont il faut retenir les populations ; tantôt c'est l'Italie dont les soulèvements menacent de mettre en feu le monde.
Source : Gallica

Portrait de Léon Plée Léon Plée À la nation allemande, par Léon Plée (1859)

Voyez combien elles sont parfaitement assimilées à la France. Dans le pays par excellence du patriotisme, elles sont patriotes entre toutes. Demandez plutôt à Strasbourg, à Metz, et à tant d'autres villes héroïques.
Ces populations, dont la France est si fière, et qui lui servent à la fois de forteresses et d'avant-garde, forment une heureuse transition entre les deux nations. Elles nous ont fait connaître et apprécier l'Allemagne ; elles nous y ont aussi conquis des sympathies. Elles peuvent servir, pour ainsi dire, d'assises à l'édifice d'une alliance étroite.
Source : Gallica

Portrait de Léon Plée Léon Plée À la nation allemande, par Léon Plée (1859)

La Prusse est devenue presque constitutionnelle dans le sens bon et loyal du mot. L'Autriche est antipathique à toute constitution. La Prusse n'est pas gouvernée par une famille qui, de siècle en siècle, ait amassé, comme à plaisir, contre sa dynastie, la haine des peuples. Elle compte parmi ses princes l'ami de Voltaire. Sa modération a plusieurs fois éclaté, notamment quand elle a refusé la couronne impériale de l'Allemagne.
Source : Gallica

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