Résumé

A. Geffroy Un Manifeste prussien de M. Th…

Envers la Prusse elle-même, elle eût souhaité qu’on fût ici assez habile et assez fort pour la tenir en respect sans recourir au fléau de la guerre, car non-seulement elle faisait de réels progrès, cette doctrine qui déteste et voudrait annuler la guerre, mais une lutte avec l’Allemagne, un duel entre deux nations si nécessaires l’une à l’autre, maîtresses du continent, apparaissait avec raison comme le pire des fléaux qui pussent ébranler et désoler l’Europe. Dire que la France a voulu et préparé « trente années » durant une agression vers le Rhin, c’est être absolument hors de la vérité.
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A. Geffroy Un Manifeste prussien de M. Th…

Voilà l’ultimatum de M. Mommsen : pas de réconciliation possible avec la France ; mettons-la donc hors d’état de jamais nous nuire. Nous ne ferons qu’obéir, en lui prenant deux provinces, aux intérêts pressans de l’Allemagne, à une nécessité nationale et sainte.
Eh bien ! nous avons le droit de répondre que la sainteté n’a rien à voir là où ne se montre en réalité qu’un appel à la force et à la conquête, à peine dissimulé derrière le voile d’une théorie que nous connaissons trop, et dont on a beaucoup abusé dans notre temps.
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A. Geffroy Un Manifeste prussien de M. Th…

Il plaisait à la France de faire un grand effort en faveur d’une nation qui avait tant fait elle-même pour la civilisation et pour l’humanité. Peut-être était-ce une grave imprudence, on finira par nous en convaincre. En tout cas, au prix de notre sang la domination des Allemands en Italie a commencé de prendre fin ; par nous, elle a été réellement détruite. Quelque mépris que professent certains hommes d’état à l’endroit de la politique de sentiment, l’Europe et la Prusse ont cru dès le début de la guerre à une alliance entre l’Italie et la France.
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