Résumé

La Politique de la France (1868)

“ Mais la Russie accourt et, mettant sa main dans celle de la Prusse, jure de résoudre avec elle les questions d'Orient et d'Occident.
Oh! alors, jetez un cri d'alarme ! si l'Angleterre et l'Italie ne sont pas insensées, elles vous entendront ; si l'Autriche ne s'est pas vouée au suicide, elle vous ouvrira ses bras.
Après avoir inscrit sur votre drapeau que la France ne rêve plus de conquêtes et se contente de ses frontières naturelles, passez le Rhin, entrez en Allemagne et acceptez un duel à mort, une lutte suprême.
”
Source : Gallica

La Politique de la France (1868)

“ Soeur infortunée, dont le sang mêlé au nôtre sur les champs de bataille, a cimenté avec la France une alliance impérissable, que n'a-t-elle pu te dire, à toi aussi : Lève-toi et marche !
Non, tant que le droit des peuples sera foulé aux pieds, tant que la force brutale pèsera sur le faible et l'innocent, la paix ne peut fleurir en Europe. Demandez à la Prusse prêchant, en Allemagne, la croisade des nationalités si, avant qu'elle sût bégayer ou essayer un pas, il existait sur le continent une nation polonaise.
”
Source : Gallica

La Politique de la France (1868)

“ De revendiquer un sol et des populations que rattachent à nous des liens indissolubles.
Qu'on conteste ces principes, et l'existence d'une nation devient un mot vide de sens, la politique un sable mouvant, et la souveraineté populaire elle-même, s'exerçant par le suffrage universel, une chimère.
Un voisin puissant s'empare, au coeur du pays, d'un périmètre de terre qui nourrit dix mille habitants. Nous prenons des forces, chassons l'usurpateur, et voilà ces dix mille habitants de s'écrier : «N'approchez pas, nous voulons vivre à notre guise.»
”
Source : Gallica

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