Le Rhin (1866)

Résumé

Le Rhin (1866)

“ La Prusse comprendra-t-elle qu'elle aurait tout à perdre à notre abaissement? Attachée jusqu'ici à la Russie par les espérances d'une ambition aveugle et les liens d'une vieille complicité, sentira-t-elle qu'il faut envisager loyalement et fermement les devoirs d'une grande Puissance, comme elle va l'être, et que ses intérêts et sa politique doivent changer du même coup ? Oui, l'Allemagne a un rôle considérable à jouer dans le monde, si elle ne fait pas d'abord oeuvre de barbarie, en nous tenant la main sur la tête et tâchant de nous égorger. ”
Source : Gallica

Le Rhin (1866)

“ Si on ne donne pas toujours, on n'a rien donné. Les peuples nouveaux, impatients d'occuper la scène du monde, poussent leurs devanciers dans la mort.
La France a, la première, dans le vieux monde, tenté l'épreuve redoutable du suffrage universel. Elle suscite les nationalités. Sa parole et sa main font des prodiges. Mais l'Italie, à peine entrée dans la carrière, nous talonne; la Belgique, la Suisse nous devancent; l'Angleterre se hâte vers la grande Réforme. La Prusse achève rapidement sa conftitution de l'Unité germanique. La France doit marcher toujours.
”
Source : Gallica

Le Rhin (1866)

“ Si nous n'y prenons garde, notre pays sera bientôt comme ces belles plaines de Hollande, plus basses que la mer, protégées par de vieilles digues, ouvrages merveilleux qu'il faut réparer toujours.
Oui, nous avons pratiqué le peuple du Rhin ; il nous.aime. Les hommes, que le coeur entraîne, sont touchés par les souvenirs de la grande époque. Mais voilà que les prodiges de force, d'audace, d'habileté de la Prusse font pâlir tous les souvenirs.
”
Source : Gallica

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