Résumé

La dernière Guerre ; par un ancien diplomate… (1867)

D'où vient le mécontentement de la France? Est-ce des récentes victoires de la Prusse, de ses efforts et de ses succès pour unifier l'Allemagne? Nullement. La France a bien assez de gloire militaire pour n'envier celle d'aucune autre nation, et, après avoir, au prix de ses trésors et de son sang, constitué l'unité de l'Italie, elle serait mal venue à se plaindre de l'unité de l'Allemagne. Il n'est pas un Français qui, à la place des Allemands, ne penserait et n'agirait comme eux, avec cette différence qu'il serait arrivé plus promptement au but.
Source : Gallica

La dernière Guerre ; par un ancien diplomate… (1867)

Sans doute la cession des Provinces rhénanes ajouterait à la France deux ou trois millions de population et des villes qui sont la clef de ses frontières; mais la Prusse, une fois maîtresse incontestée de toute l'Allemagne au delà du Rhin, même en n'y comprenant point ce qui reste aux Autrichiens, n'aura-t-elle pas doublé sa population, sa richesse, ses forces? Assise sur deux grandes mers et régnant sur 40 millions de sujets, elle devient un empire supérieur à celui de l'Autriche et presque égal à ceux de la France et de la Russie.
Source : Gallica

La dernière Guerre ; par un ancien diplomate… (1867)

«Son mal vient de plus loin; » il remonte à ces odieux traités de 1815, qui ont mutilé sa propre unité. Elle ne regrette rien de ses vastes conquêtes au dehors, auxquelles, d'ailleurs, elle avait été entraînée contre son gré; ce qu'elle regrette, ce qu'elle n'a cessé de regretter, ce sont les portions arrachées violemment de ses flancs; ce qui la rend triste et mécontente, c'est la honte attachée à sa mutilation. Tant que cette honte ne sera pas effacée, tant que cette mutilation ne sera pas réparée, ni la France ne sera satisfaite, ni l'Europe ne sera tranquille.
Source : Gallica

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