Résumé

Henri Blerzy Les Mésaventures d’un peuple heureux

Enfin le mal est fait, l’Angleterre nous a abandonnés dans le malheur. En attendant que cette grande nation se réveille et redevienne notre alliée fidèle, comme ses traditions, ses intérêts et la justice lui en faisaient un devoir, c’est à nous qu’il appartient, malgré nos désastres, d’organiser la ligue de défense, c’est à nous de dire aux Belges et aux Suisses, aux Hollandais et aux Danois, et même aux Russes et aux Autrichiens, qui possèdent, eux aussi, des provinces allemandes : La paix n’est qu’une trêve ; soyons en garde contre l’ennemi commun !
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Henri Blerzy Les Mésaventures d’un peuple heureux

Pourquoi faut-il que notre pauvre humanité se laisse éternellement guider par des chimères ? L’erreur de ceux qui gouvernaient la France depuis dix-huit ans fut de prétendre à la suprématie militaire universelle. L’erreur de l’Angleterre a été de sacrifier le souci de sa défense à l’amour de la paix. L’erreur de l’Allemagne est en ce moment de ravager l’Europe au profit des théories du pangermanisme et d’unité nationale. Et que de sophismes les Allemands n’ont-ils pas entassés à l’appui de cette erreur qu’ils déploreront quelque jour !
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Henri Blerzy Les Mésaventures d’un peuple heureux

La haine des États-Unis, le dédain de la Russie, l’ambition de la Prusse, voilà trois ennemis qui menacent de fondre sur la Grande-Bretagne à courte échéance. Quels alliés trouvera-t-elle au jour du danger ? Sera-ce la France qu’elle abandonne en ce moment, ou l’Autriche que la Prusse et la Russie observent de près, ou l’Italie pour laquelle elle n’a eu que des démonstrations stériles ? Assurément non ; ce sera donc la Turquie, ou l’Espagne, ou la Hollande. Autant dire qu’elle sera seule, isolée comme elle a voulu l’être. Et quelle armée a-t-elle à opposer à ses envahisseurs ?
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