Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mai 1867

Une chose vraiment ennuyeuse dans ces polémiques sur les questions de paix ou de guerre et sur la politique extérieure, c’est la rhétorique imperturbablement sérieuse qu’on y apporte. Le style, c’est l’homme, disait Buffon. Le style de la presse contemporaine n’est point la nation. Les écrivains qui se chargent de représenter devant l’Europe l’opinion de la France en seraient des interprètes plus fidèles, s’ils parlaient quelquefois de paix et de guerre sans déclamation et sans emphase, avec un peu de sang-froid souriant et d’orgueil enjoué.
Source : Wikisource

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mai 1867

Quand on arrive à cette cause première des malentendus qui divisent encore de grandes nations et des calamités qu’elles sont exposées à s’infliger mutuellement par la guerre, il semble que deux peuples aussi avancés que ceux de France et d’Allemagne devraient s’unir dans une même inspiration et dans un même effort pour secouer un tel joug. Pour les Allemands, comme pour nous, il n’y aura de paix et de véritable gloire humaine que dans la liberté.
Source : Wikisource

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 14 mai 1867

Le fait dominant dans la situation européenne est et sera longtemps encore le parallélisme de la France et de l’Allemagne, dirigée par la Prusse. Il y a là, — nous ne voudrions point prononcer au lendemain d’un traité qui assure la paix le mot fâcheux d’antagonisme, — une concurrence, une émulation, qui peuvent, qui devraient être généreuses et tourner au profit des deux peuples. La France et l’Allemagne prussienne, sans nourrir l’une envers l’autre des sentimens hostiles, sont forcées de s’observer. Elles doivent régler leur travail politique intérieur et extérieur sans se perdre de l’œil.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature