Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire…

On la représente parfois comme une politique simplement égoïste, comme si nous devions nous absorber dans la contemplation de notre prospérité et de notre grandeur et demeurer indifférens aux luttes et aux souffrances du reste de l’humanité. Si telle était la politique de non-intervention, je n’aurais rien à faire avec elle. L’égoïsme n’est pas profitable, nous en faisons tous tôt ou tard l’expérience, et l’égoïsme d’une nation ne diffère point de celui d’un individu. La justification d’une politique d’abstention à l’égard des luttes continentales réside en des causes plus profondes.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire…

On sent bien là une nation fécondée par les travaux intellectuels et par les travaux matériels d’une industrie avancée, assouplie à une savante discipline militaire, et sachant appliquer jusqu’à son armement quelque chose de la précision scientifique. À la façon dont la Prusse a fait la guerre, on voit toute la maturité d’une ambition énergique préparée de longue main, et qui a réduit autant que possible par ses prévisions les chances qui pouvaient lui être contraires. La façon dont la Prusse s’est assuré le succès militaire ne peut manquer de saisir l’imagination des populations allemandes.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire…

Lors même que le sort des armes eût favorisé l’Autriche, l’Allemagne eût été placée sous une prépondérance qu’il eût été de l’intérêt de la France de contenir et de neutraliser. La politique autrichienne cependant, avec les complexités qui lui sont inhérentes, avec ses routines conservatrices, avec ses embarras de toute sorte, n’eût pu soumettre l’Allemagne à une centralisation unitaire; on eût facilement maintenu à son encontre le dualisme de la Prusse et les garanties des institutions fédérales.
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