Edward Stanley, 2e comte de Derby

Définition et enjeux

P. Duvergier de Hauranne Revue des Deux Mondes

Fils aîné du comte de Derby et héritier d’un des plus vieux noms de l’Angleterre, lord Stanley est plein d’ardeur, de passion, d’impétuosité. S’il y a dans ses discours moins d’ordre et d’à-propos que dans ceux de sir Robert Peel, ses attaques sont vives, pressantes, incisives, souvent même meurtrières. Aucun orateur ne possède au même degré le pouvoir de blesser au cœur ses adversaires et d’exciter l’enthousiasme de ses amis.
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Anonyme Revue des Deux Mondes

Tel est l’homme sur lequel reposent les dernières espérances des protectionistes, trop heureux de compter dans leurs rangs, dégarnis de véritables supériorités, un orateur aussi éloquent, un homme, après tout, aussi considérable que le futur comte de Derby. Lorsqu’il était dans la chambre des communes, lord Stanley y jouait, il est vrai, un des premiers rôles. Sa parole était si redoutée, que presque personne n’osait entrer en lutte avec lui : comme debater, on ne pouvait lui comparer que sir Robert Peel, lord John Russell et lord Palmerston
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prince de Bénévent Charles Maurice de Talleyrand-Périgord Mémoires du prince de Talleyrand…

Édouard-Geoffroy Smith Stanley, comte de Derby, né en 1799 d'abord connu sous le nom de lord Stanley, entra tout jeune à la Chambre des communes, devint en 1830 conseiller privé et secrétaire d'État pour l'Irlande et ministre des colonies en 1833. Il se retira en 1834 et ne rentra aux affaires qu'en 1841, comme ministre des colonies dans le cabinet de sir Robert Peel.
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