César Du Bouchet

Résumé

César Du Bouchet John Moore. Tome 1 (1819)

A ces mots, Edouard s'éloigne d'un pas rapide; mais un des oiseaux privés de Rosemonde vint, en voltigeant, se placer sur son épaule. Le joli animal, par ses battemens d'ailes et ses petits cris l'invitait à le caresser. Le comte , en pensant qu'à cet instant même il s'échappait peut-être du sein de sa maîtresse , que c'était là peut-être qu'il avait puisé le principe de cette douce chaleur qu'il sentait sous sa main en l'étendant sur son plumage, éprouva un serrement de coeur inexprimable. Quoiqu'à moitié vaincu, il résista cependant encore; et, renvoyant l'oiseau , il continua sa route.
Source : Gallica

César Du Bouchet John Moore. Tome 1 (1819)

Je bénis mes meurtriers si l'état déplorable où je suis , en excitant ta pitié, me procure le retour de ta tendresse. Approche , ô Vivaldi ! que ce soit dans tes bras que mon ame s'exhale : toutes ses pensées t'avaient pour objet. Rien n'a pu détruire le penchant qui l'entraînait vers toi. Ah ! si la mort de Lothario était nécessaire à ton repos, qu'il est heureux de descendre dans la tombe ! Aimable Aurélie, recevez mes adieux; ma vie n'a point été perdue , puisque j'ai pu sauver la vôtre; continuez à faire le bonheur de l'époux qui vous adore.
Source : Gallica

César Du Bouchet John Moore. Tome 1 (1819)

« Que vous vous trompez ! s'écria le comte en l'interrompant ; jamais l'amour sur moi n'exerça tant d'empire ; jamais sa dévorante activité ne produisit un trouble plus complet : c'est en vain que j'essayerais de résister à l'ascendant de l'objet enchanteur auquel ses lois m'ont soumis ; l'esprit, la beauté , la vertu forment la triple chaîne qui me tient asservi ; oui, je veux jusqu'au dernier soupir adorer la femme céleste qui reçoit à présent mes hommages : la durée de son triomphe est assurée par tout ce qui peut attacher un être délicat et sensible».
Source : Gallica

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