Résumé

F. Ponchon Les Consolations de la France, par M. F. Ponchon (1818)

Coralie, Coralie, abandonnez-vous à moi, que je vous presse sur mon coeur ; les flots brûlans qui l'inondent submergeront aussi le vôtre; et, abîmée avec moi dans un océan d'amour, Vous retrouverez le repos. Eh pourquoi le perdriez-vous ? n'ètes-vous pas assez pure? la vertu n'a-t-elle pas assez parfumé votre coeur, pour donner de l'excellence à tout ce qui en émane? Parmi ce qui n'est pas l'équité suprême, qui osera s'élever contre vous ? et la justice incréée même a-t-elle des foudres pour un sentiment sur lequel sont basées l'harmonie, la beauté et la conservation de ses oeuvres?
Source : Gallica

F. Ponchon Les Consolations de la France, par M. F. Ponchon (1818)

Nous nous assîmes ; elle me parla avec tant de raison et de tendresse de ses enfans, de sa mère, de moi-même, des motifs de ma visite, omettant avec intention, il me sembloit, de me questionner sur son malheureux époux, que je crus sincèrement ses facultés intellectuelles rétablies par une merveille de l'amour. Oui, c'est bien là, me disois-je, ma première Coralie ; c'est bien de toute sa volonté qu'elle se donne à moi. Cette pensée bouleversa tous mes sentimens. Aussitôt la pitié s'exile de mon coeur, je ne suis plus qu'amant passionné.
Source : Gallica

F. Ponchon Les Consolations de la France, par M. F. Ponchon (1818)

Malheureux jeune homme, j'étois capable de tout pour satisfaire ma passion ; nul sacrifice ne m'eût coûté, pas même celui de l'honneur, peut-être !
Législateur, dit ici Victor, qui vous hâtez tant de sévir contre le crime, et qui le devez pour la conservation des sociétés, quand donc votre humanité vous portera-t-elle à sévir contre ses causes? Emparez-vous de l'homme au sortir du berceau ; entourez son coeur naissant de la triple barrière de l'honneur, de l'amour de son semblable et de la crainte de Dieu.
Source : Gallica

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