Louis-Antoine de Caraccioli

Résumé

Louis-Antoine de Caraccioli La jouissance de soi-meme. (1759)

On ne lit bien , que lorsqu'on lit des choses solides, que lorsqu'on en fait la nourriture de son esprit & de son cœur. On ne lit bien en un mot que lorsque la lecture perfectionne le goût, réforme les mœurs, & nous rend plus amateurs de la vérité. Le Philosophe, loin de courir après tant de Pièces fugitives, & de Romans fameux qui font le sot amusement du Public, ne puise le merveilleux que dans la vérité même, abandonnant le vraisemblable à ceux qui n'ont pas le courage d'aller directement au vrai.
Source : Gallica

Louis-Antoine de Caraccioli La jouissance de soi-meme. (1759)

Voilà la liberté : d'où l'on peut conclure que l'homme au fond d'un Cloître jouit de tout son libre-arbitre, s'il est maître de son cœur ; & que l'homme qui semble le plus indépendant vit dans l'esclavage, s'il ne sçait pas se contenir. La liberté consistant plutôt à pouvoir faire ce qu'on desire, qu'à le faire réellement; lorsqu'on sçait ne vouloir que ce qu'on doit, on est véritablement libre.
Source : Gallica

Louis-Antoine de Caraccioli La jouissance de soi-meme. (1759)

On voit un homme qui n'estimant que la dignité de son être, abandonne sa grandeur fortuite, & semble l'ignorer ; qui loin de se considérer comme un centre, se regarde comme une source qui doit couler de toutes parts, qui tremble enfin au souvenir qu'imposent les grands Emplois.
Toutes les Dignités de l'Univers ne valent pas celle d'être homme; & si l'on s'imagine se relever & s'agrandir en accumulant honneurs sur honneurs, on se trompe d'autant plus lourdement, que la belle qualité de notre ame est d'être simple, sans aucun mélange.
Source : Gallica

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