Louis-Antoine de Caraccioli, Lettres récréatives et morales… (1767)
“ Le chevalier dit qu'il ne se traîne jamais chez des amis tièdes, dont le cœur est au bain-marie ; mais qu'il courre chez ceux dont le cœur est brûlant ; je l'approuve d'autant mieux que j'agis de même. L'amitié fesait connoître par des dehors engageans. Quand on les néglige on n'est pas digne d'être aimé; je ne vois point de loi qui autorise les flegmatiques à conserver leur air glacial. Si l'on est trop froid , l'amitié vaut bien la peine qu'on s'en corrige. Tout homme qui ne fait pas d'efforts pour se réformer. ”
