Laurence Sterne,
Oeuvres complètes, tome 1
“ Ne le craignez plus : approchez-vous de son lit de mort ; ouvrez les rideaux : contemplez-le un instant en silence. Il ne reste donc à celui que son orgueil et quelques flatteries ont mis au rang de Dieux, que ces mains flétries et ces lèvres décolorées. Ô mon ame ! quels songes t’ont charmée ! combien tu as été cruellement trompée par les objets brillans qui t’éblouissoient, et que tu enviois ! Si l’aspect de notre imperfection naturelle à laquelle l’homme n’est pas maître de remedier, combat tellement sa vanité, que sera-ce des foiblesses et des vices enfantés, chaque jour, dans son cœur ? ”
