Ernest Cœurderoy,
Jours d’Exil, tome I
“ Laissez causer les bruyères et chanter les oiseaux ; laisser gémir la rafale qui s’engouffre dans les vagues de cristal ! Espérez-vous dominer le cri du vautour et le grognement de l’ours fauve ? — Parlerez-vous plus haut que le tonnerre ? Les mains qui portent bagues, les fronts qui portent toupets, les poitrines qui portent crachats ne sont admirés que dans les villes. La nature prend en horreur tout ce qui est usé par la corruption et le travail forcé : il faut être robuste pour saisir son sein. Ô Mont-Blanc ! roi des monts ! ”
