Résumé

Portrait de Antoine Parmentier Antoine Parmentier Recherches sur les végétaux nourrissans

La divinité accordée à ceux qui ont perfectionné le pain ou cultivé la matière première qu’on y emploie, doit servir à prouver qu’on regarde cet aliment comme un biensait de la Nature, le triomphe de l’Art, & le premier de nos alimens ; rien ne prouve mieux d’ailleurs, en faveur de l’efficacité du pain, que de voir jusqu’à quel point il réunit tous les suffrages : car, outre qu’il est l’aliment savori des Européens & de quelques autres parties du Continent, il n’y a pas de nations sur la table desquelles on ne serve du pain comme une pièce de luxe ou un mets délicat & de sensualité.
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Portrait de Antoine Parmentier Antoine Parmentier Recherches sur les végétaux nourrissans

Que de grains retenus au milieu des champs, dont une partie germe sur pied & l’autre se gâte entièrement ! existe-t-il un spectacle plus touchant, pour un cœur vraiment sensible, que celui de voir tant de travaux, de soins, l’espoir, l’abondance & la vie d’un canton entier, perdus en un moment & le Cultivateur menacé d’arroser de ses larmes le pain qu’on voudra bien lui donner ?
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Portrait de Antoine Parmentier Antoine Parmentier Recherches sur les végétaux nourrissans

La pomme de terre n’est utile que depuis la fin d’Octobre jusqu’a la fin de Mars ; si, pendant ce temps, elle se gèle, ou que la germination s’y établisse, la voilà perdue pour toujours : la dessiccation qui seroit le moyen le plus efficace pour les préserver de tout événement fâcheux, détériore ces racines au point que les animaux ne s’en soucient plus ; l’amidon lui-même, qu’on en retirer s’altère au retour du printemps.
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