Résumé

Portrait de Antoine Parmentier Antoine Parmentier Mémoire sur les végétaux qui pourroient suppléer en temps de disette à ceux que l'on employe…

La nature nous offre la substance amilacée dans une foule innombrable de plantes, les tiges & les racines de certains arbrisseaux, les écorces, les troncs & les rameaux de différens arbres, font une grande partie de la nourriture des hommes & des animaux. L’on ne peut disconvenir que la substance vraiment alimentaire de ces végétaux ne soit dûe à l’amidon qui en fait la portion la plus considérable.
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Portrait de Antoine Parmentier Antoine Parmentier Mémoire sur les végétaux qui pourroient suppléer en temps de disette à ceux que l'on employe…

Il n’en est pas de même des semences farineuses dans lesquelles l’amidon étant extrêmement rapproché & privé également de suc & paranchimes âcres, & de ceux qui pourroient l’assaisonner, demande à être disséminé par la fermentation & par la coction. Plus le mucilage fermentescible qu’elles contiennent est abondant & uni intimément, moins le pain qui en résulte est léger & digestible. Je pense donc que tout mucilage est nourrissant à un plus ou moins grand degré d’intensité, mais qu’il lui faut une substance savoureuse qui l’assaisonne, autrement il est mat, pesant & ne se digere point.
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